Chapitre 38 : Fin
2 Février 2010Je ne sais comment ni pourquoi mais nous sommes tous les deux…assis l'un à côté de l'autre tourné dans la même direction…face à l'écran du cinéma.
Un mois après nos retrouvailles, nous sommes ensembles, nos moitiés étant chacune occupées ailleurs ce soir là.
Le film passe, les images défilent mais je n'en ai rien à foutre…Pourquoi sommes-nous là tous les deux ?
Nous sortons après deux heures interminables. Je marche comme un zombie. J'ai l'impression que rien ne se déroule plus comme il le faudrait.
Pourquoi suis-je là ? Est-ce moi ou elle qui l'a décidé ?
Quoiqu'il en soit nous sommes là, sur le chemin du retour. Nous parlons de choses et d'autres et puis…après un long silence :
« Nous deux…qu'est-ce qu'on fait ? Je veux dire…c'est bizarre. »
« Oui c'est vrai...je… »
« Moi aussi…tu me manques. »
Nous arrivons au lieu où nos chemins se séparent. »
« Qu'est-ce qu'on fait ? »
« On se souhaite une bonne soirée, chacun rentre chez soi… »
« Aurélien ! »
« On s'oublie, chacun reprend sa route. Tu sais bien que ça ne peut pas marcher… »
Nous nous regardons dans le fond des yeux.
« J'ai essayé de le cacher, de faire semblant...je t'ai toujours aimé. Mais ça n'a pas marché une fois…alors pourquoi tout casser encore et tout perdre à nouveau ? »
Nous baissons la tête. J'ai l'impression de voir la scène se dérouler à 100 mètres d'ici, comme le vieux film d'amour cliché que nous venons de voir.
Je m'approche d'elle. La serre fort dans mes bras et tourne la tête. Nos lèvres se rencontrent, comme attirées…je ne peux rien y faire…
« C'est une grosse connerie mais… »
« Je t'écoute. »
« Ils ne rentrent pas ce soir ? »
« Non. »
« Je peux dormir chez toi ? »
J'ouvre délicatement la porte de mon appartement.
J'allume mais Adeline éteint aussitôt. La porte se referme et elle s'avance au milieu de la pièce.
Je m'approche, elle ne bouge pas. Je passe ma main sur son bras, elle ne le repousse pas. Je fais glisser ma main dans la sienne.
Elle vient se blottir contre moi...
Je parle plus bas : « Je suppose que l'on est plus proche que ce que l'on pensait »
Je la prends par la taille. Elle dépose un baiser sur ma main qui passe dans ses cheveux.
Sa main glisse sur la mienne.
Elle la serre, fort, très fort, de plus en plus fort…jusqu'au sang !
Elle se retourne précipitamment : AAAAAAAAAAAAHHHHHHH !!!!
Je me réveille en sursaut…
Le souffle court je tente de retrouver mes esprits…
Ces évènements...une partie a bien eu lieu…il y'a deux semaines…
La veille de son accident…
Die Useful - Chapitre 38 - Copyright ALBERGE Romain 2007-2009

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