Chapitre 19 : Douce torpeur
15 septembre 2008Découvrez Marvin Gaye!
Je passe le brouillard et les nuages.
Je dors surement depuis 3 heures.
Bien sur je n'en ai pas conscience, mais quand je me réveillerai, je n'aurai pas oublié ce qui se passe.
Une pièce apparait. Des chaises, une table, des carreaux sur le sol et aux murs, des casseroles, des couteaux...c'est une cuisine.
Quelqu'un apparait près de moi. Je ne sais pas qui c'est, il parle mais je ne comprends rien.
Soudain cette personne un peu brumeuse prend forme, c'est quelqu'un de familier, je ne le reconnais pas mais je pense qu'il s'agit de mon cousin.
Il parle, il parle, mais à qui ?
Une voix féminine répond : "J'arrive, j'arrive !"
Je la comprends elle.
Une autre personne familière de petite taille apparait alors, dans l'embrasure de la porte.
Cette fois je la reconnais, c'est mon petit cousin bientôt suivi par...
Non, je rêve !
Mais bien sur que je rêve.
Ma grand-mère est là.
Je pense qu'une heure se passe avant que je réagisse, le temps dans les rêves est bien relatif.
"Qu'est-ce que tu fais là ?" dis-je à cette apparition.
"Je suis chez moi je te rappelle."
Je regarde autour de moi. Je suis effectivement chez mes grand-parent. Je ne reconnais pas le lieu tout de suite car il est inversé.
Comme si j'observais la scène depuis un miroir.
"C'est bien ce que tu as fais."
"Comment ?"
"Je dis que c'est bien ce que tu as fais, je suis fière de toi."
"Je ne comprends pas, de quoi tu parles ?"
"Pour cette demoiselle, tu as agis comme il le fallait."
Je suis abassourdis, ma grand-mère, en rêve, vient approuver mon geste.
Je réfléchis, si tant est que je puisse réfléchir dans un rêve.
"Mais, pourquoi ? Pourquoi tu viens me dire ça."
"Tu en as besoin non ? Tu veux savoir ce que je pense de tout ça ?"
"Et bien...oui je suppose."
"Je vais te le dire alors."
"Je t'écoute..."
"Schefegeefesfs"
"Quoi ?"
"fjeifjejfejfiejf"
"Hun ?"
L'image se fait de plus en plus flou, mes cousins disparaissent et la pièce est emportée dans un tourbillon de fumée, de brouillard, d'obscurité et d'une espèce de musique entêtante.
"Mais attend ! Qu'est-ce qu'il y'a ?"
Bip ! Bip bip !
J'ouvre un oeil et je reprends conscience peu à peu...
Je suis dans ma chambre, je grelotte un peu. La couverture est à mes pieds et le réveil gigote sur l'étagère.
J'attrape mon coussin et le jette machinalement en direction de l'appareil.
"Putain de réveil !"
Die Useful - Chapitre 19 - Copyright ALBERGE Romain 2007-2008

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